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Lundi 14 août 2006

Guide de survie n.3: La théorie de l’évolution de Darwin appliquée a la Chine, ou comment tout individu occidental moyen est force d’évoluer afin de survivre en Chine;

 

 

La Chine est un milieu hostile. La Chine est une jungle immense, tentaculaire et multiforme.

Tout individu occidental lambda, lorsqu’il arrive dans ce gigantesque pays, est force de s’adapter aux dures conditions naturelles. Pour survivre, il doit changer son comportement et évoluer.

Il est important de faire une distinction entre les milieu urbain et le milieu rural en Chine: une grande ville commence a partir de 10 millions d’habitants, tout chiffre inférieur fera de l’agglomération en question une simple bourgade de province, ou pire, si elle fait 500 000  habitants ou moins, un petit village.

Dans la petite ville ou le village, les conditions de vie peuvent être rudes: l’épreuve des toilettes est un véritable choc culturel, visuel et olfactif assez rude pour certains, vous devrez vous habituer aux yeux curieux des gens, surpris de voir dans leur lointaine contrée un “laowai” (étranger),les taxis sont assez rudimentaires, tout comme la conduite des chauffeurs, les routes et “autoroutes’ sont dans un état lamentable, sur lesquelles on trouvera pèle- mêle et plus ou moins en bon état voitures, camions, motos, vélos, piétons, charrettes, vaches, cochons, poulets, etc. Tout cela dans le plus complet désordre bien sur, la règle étant qu’il n’y a absolument pas de règle, que c’est plutôt recommandé de doubler a droite car ça va plus vite, que l’on peut rouler sur le bas coté si ça nous chante, et que plus tu klaxonnes, plus tu es respecté.

Dans les grandes villes chinoises, les conditions de vie se rapprochent plus de celles que l’on peut trouver dans nos contrées: les toilettes sont généralement a l’occidentale (attention: généralement ne veut pas dire constamment, a Pékin par exemple, je vous conseille d’aller jeter un coup d’oeil près de la tour du Tambour. De plus, cela n’empêchera pas les toilettes d’être plus ou moins propres, plutôt moins que plus d’ailleurs, pour cela allez faire une petite visite au club Windows près de Jing An Si a Shanghai), vous retrouvez ces hauts buildings qui vous sont si familiers, les routes sont, poussière mise a part, biens entretenues, et le soir vous pourrez sortir dans des bars ou des boites et vous mêlez a la blanche populace.

Ainsi, dans ce milieu presque familier, le seul problème pour l’individu occidental restera les moeurs des Chinois. Car que fait l’individu occidental quand il arrive en Chine? Il transpose ses habitudes de vie dans son nouveau milieu, ce qui crée un décalage amusant, et même nuisible quelquefois pour l’individu.

Observons son comportement: il dit bonjour, au revoir et merci dans les magasins, attend sagement pour traverser dans la rue, s’écarte pour laisser passer les gens, ne force pas son passage, se lave tous les jours, ne rote pas en public, pousse la galanterie jusqu’a faire passer les femmes en premier dans l’ascenseur, demande des serviettes dans les restaurants, n’ose pas dire a la serveuse que le plat commande n’est pas celui qui est sur la table, rougit quand on lui demande combien il gagne par mois ou combien il paie son loyer, au bout de seulement 20 secondes de conversation.

 

Or, que dit Darwin dans son “Sur l’origine des espèces”? Selon Darwin, "les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements."

 

Ainsi, après plusieurs mois, voire plusieurs années d’immersion dans un milieu tel que la Chine, tout occidental aura développe son propre mécanisme d’adaptation. Au bout de quelques temps, et des qu’il aura acquis les rudiments du Mandarin nécessaires a sa survie, il sera alors capable de négocier au marche sans payer trois fois le prix qu’un Chinois aurait paye pour la même marchandise, il saura traverser, lorsque le feu sera vert tout en slalomant entre les voitures et même les arrêter d’un coup de main rageur sur le capot, il saura comment ne pas entendre lorsque quelqu’un rote ou crache a cote, il n’aura plus envie de prendre un coupe ongles des qu’il verra les mains des Chinois, il aura compris que toute relation en Chine est d’abord une relation d’intérêt, et qu’il est donc inutile de faire ami-ami avec la vendeuse, ce qu’elle veut d’abord c’est vous vendre ce fichu sac. Le nouvel individu occidental aura aussi appris que la patience en Chine souvent ne paie pas, et qu’il suffit simplement d’hausser la voie pour que votre plat commande il y a une demi heure arrive par magie, l’occidental aura appris a se curer les dents après chaque repas, a ne pas sentir la mauvaise haleine d’une grande partie des Chinois, a crier au lieu de parler au téléphone, a croire que la démocratie n’est peut être pas une si bonne chose après tout, et que Taiwan fait partie intégrante de la mère patrie, nom de Dieu.

 

 

Je me suis moi-même transformée en “homo economicus sinicus”: “oeconomicus” désigne l’individu dont le comportement est principalement motive par l’intérêt et le profit personnel (car nous savons tous que la Chine est le grand pays capitaliste du monde…), et “sinicus” désignant a la fois la culture chinoise, et ce mode de pensée que l’on acquiert après un certain temps en Chine, qui fait que désormais plus rien ne nous étonne vraiment… Signe distinctif: le sourcil haussé et l’air désabusé, le nouvel individu occidental soupirera souvent et dira: “C’est pas grave, c’est la Chine…”

 

Par Shanghai Baby - Publié dans : Petits guides de survie...
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Dimanche 23 juillet 2006

Guide de survie n°2 : Comment bien prendre un taxi à Shanghai (ou comment ne pas finir perdu et fauché):

            Prendre le taxi en Chine est une aventure de chaque instant, bien que les taxis diffèrent selon votre emplacement (campagne, ville, mégalopole), cet article ne s’occupera que des taxis dans les grandes villes chinoises, et cela requiert déjà pas mal de pratique...

 

            Prendre le taxi en Chine requiert une maîtrise minimum de la langue : les plus futés auront sur eux un petit papier sur lequel sera marqué l’adresse en caractères chinois, les autres devront prendre, au moment de dire l’adresse au chauffeur, un air assuré et parler de façon claire, genre « je suis peut être étranger ici, mais on ne me la fait pas à moi, hein ». Si par malchance, le chauffeur répète l’adresse, avec une nuance de doute dans la voix, surtout ne pas paniquer : répétez l’adresse d’un air habitué et un peu renfrogné, pour lui faire comprendre que vous êtes super busy, que vous avez autre chose à faire, et qu’il ferait bien de faire chauffer la moumoute du volant.

 

            Prendre le taxi a Shanghai n’est pas une routine : il arrive, très rarement toutefois, de tomber sur des nouveaux chauffeurs qui ne savent pas la subtilité entre arriver par Nandan Lu ou par Tianyaoqiao Lu, ou bien sur des chauffeurs de Pudong, c'est-à-dire de l’autre côté de la rivière, de « là-bas » comme ont dit, et donc qui ne connaissent rien à rien à Puxi, « le » vrai Shanghai. Dans ces deux cas là, et seulement dans ces deux cas là, ravalez votre fierté et descendez du taxi, c’est la meilleure chose à faire...si vous voulez arriver à l’heure.

 

            Attraper un taxi est aussi tout un art, qui demande autant d’adresse que pour le métro (cf. guide de survie n°1). Certains coins de la ville sont bien pourvus en taxi, et donc il n’y a aucun problème, mais à l’heure de pointe ou dans les grandes artères, c’est la jungle et le chacun pour soi... Alors, lorsque vous voyez une personne qui est mieux placée que vous dans la course au taxi, et bien n’hésitez pas à remonter la rue, l’air de rien, jusqu’à la dépasser et vous placer ostensiblement devant elle, comme ça, le premier taxi qui arrive, c’est pour bibi...

 

            Une fois dans le taxi, après avoir dit de façon intelligible votre lieu de destination, n’oubliez surtout pas de vous assurer qu’ils connaissent bien l’endroit : les Chinois n’aiment pas perdre la face, et donc le chauffeur n’avouera jamais qu’il n’a aucune idée de l’endroit où se trouve le bar underground super tendance où vous voulez aller. Soyez attentifs : s’il hoche la tête de façon vague, c’est mauvais signe, et il faudra lui expliquer comment s’y rendre ; par contre, s’il répond d’un air assuré, c’est bon, la nuit shanghaïenne est à vous...

 

            Il y a plus de 40 000 taxis à Shanghai, vous aurez donc plus de 40 000 chauffeurs et plus de 40 000 aventure différentes...Mais généralement, d’après mon expérience personnelle et mes observations hautement sociologiques récoltées après plusieurs années d’intenses recherches sur le terrain, on peut les répartir selon plusieurs groupes d’individus:

 

 

-les « gentils Chinois » : cette catégorie est assez commune. Ils se trouvent généralement à la sortie des aéroports ou autres endroits très fréquentés, sûrement sur ordres des plus hautes instances du PCC, afin de donner des le début une bonne impression de la Chine aux étrangers… Dans tous les cas, ils se montrent serviables, gentils, ouverts et bavards. Ils n’hésitent pas a engager la conversation, et a poser la traditionnelle question : « De quel pays venez-vous ? » La France est partout appréciée, et vous entendrez très souvent les chauffeurs vous répondre, comme si c’était une évidence pour tout le monde : « ah, la France est un pays très romantique ! » Apres c’est a vous de l’affirmer ou de l’infirmer, mais généralement, souhaitant sauvegarder la bonne image de mon pays en Chine, je m’empresse de hocher la tête. Selon votre niveau en chinois, vous serez plus ou moins capable de converser avec le chauffeur, mais s’ils voient que vous parlez chinois, vous grimperez certainement dans son estime. Après, c’est a vous de bien vous débrouiller, d’orienter la conversation et de leur « tirer les vers du nez » : testez-les sur la politique, ce qu’ils pensent de leur pays et de leurs dirigeants, s’ils gagnent bien leur vie etc.…

 

 

- les « muets stakhanovistes » : cette deuxième catégorie, bien que moins commune, se rencontre surtout aux heures de pointe. Ici on retrouve le chinois travailleur et efficace dans toute sa splendeur : il ne demandera que l’adresse, un point c’est tout. N’essayez pas de faire une remarque sur le temps qu’il fait pour engager la conversation et pratiquer votre chinois, il ne vous répondra même pas, et vous vous sentirez d’un coup bien seul(e) sur votre siège…

 

 

-         les « fous du volant » : cette espèce est très rarement rencontrée et se décline selon deux variantes : ceux du jour et ceux de la nuit.

 

Les « fous du volant » de jour sont généralement des chauffeurs qui n’ont pas eu de pause, ou fait de sieste, depuis un nombre affolant d’heures qu’il ne vaudrait mieux pas savoir. Ils possèdent donc la formidable faculté de s’endormir à un feu rouge. Tout réveillé que vous êtes, vous allez vous apercevoir qu’il y a un problème, puisque toutes les voitures avancent et pas la votre… Penchez-vous alors vers le conducteur et observez-le, si besoin réveillez le doucement, un réveil brutal ne le mettrait que plus mal a l’aise devant sa mauvaise conduite, et les Chinois comme vous le savez, n’aiment pas perdre la face… Dès lors, il est fortement conseillé de surveiller la route, tout écart, toute embardée sont désormais considérés comme suspects, et regardez les yeux du chauffeur : il arrive que quelquefois, même sur l’autoroute, ils puissent se fermer…

 

Dans la seconde catégorie l’on retrouve naturellement les « fous du volant » de nuit : ceux-là ont généralement choisi de travailler de nuit pour aider la famille restée a la campagne (à Shanghai, ils viennent bien souvent de l’Anhui), peut être en plus d’un autre travail de jour. Bref, par excès de zèle, ils ont une fâcheuse tendance a oublier qu’ils ne sont que des êtres humains, et qu’un être humain a besoin de dormir… Ben c’est pas grave, parce qu’ils peuvent à la fois dormir et conduire ! Même chose que pour les fatigues de jour, surveillez l’itinéraire et les yeux du chauffeur, bref, faites vous-même le boulot, sans pour autant tenir le volant et les pédales. Si jamais, comble de malchance, il ne connaît pas très bien la route et vous fait passer par un nombre incalculable de détours alors que vous n’avez qu’une envie, c’est de vous coucher, c’est que vous êtes tombé sur le gros lot, la perle… Refuser de le payer serait pourtant une grave insulte pour le Chinois, qui n’a pas forcement choisi de faire ce travail, et a besoin de gagner sa vie.

 

 

- les exploités, dits : « les bonnes poires » : tout chinois chauffeur de taxi appartient potentiellement a cette catégorie. Il vous suffit de réunir les bons ingrédients : vous êtes étranger, de préférence jeune et de sexe féminin, vous parlez chinois, donc êtes capable de vous faire comprendre. Ce sera dans des situations embarrassantes ou ennuyeuses, et si seulement vous réunissez les conditions citées ci-dessus, que votre chauffeur de transformera en « homme malléable », en « bonne poire ». Par exemple : vous êtes a l’aéroport avec les bras chargés de valise ? Pas de problème, elles vous seront portées jusque devant votre porte, il ne vous en coûtera qu’un grand sourire faussement embarrassé. Vous avez eu la bonne idée d’envoyer votre valise par cargo, et devez aller la chercher ? Aucun souci, le chauffeur est là pour vous conduire, faire 36 détours et chercher la bonne route, descendre pour aller demander lui- même, vous attendre (gratuitement) pendant que vous faites signer et tamponner vos papiers, vous accompagner pour vous aider à comprendre la logique de l’administration chinoise, lire lui- même le plan d’accès, accessoirement s’emplafonner  dans un poteau et abîmer sa voiture sans aucune protestation de mécontentement et autre « elle me saoule l’occidentale, là », revenir sous la pluie battante avec le pare choc défoncé, déposer la valise au pied de la résidence et regarder d’un air désolé l’état de son outil de travail, être payé sans même demander un pourboire pour tous les services rendus, et repartir...

 

 

            Cette liste est bien sûr incomplète, j’ai sciemment omis certains détails comme les rencontres inhabituelles dans les taxis (insectes et autres bêtes), l’état suspect de certaines voitures, les crevaisons et les changements de pneus pour finalement attraper un autre taxi qui a bien voulu s’arrêter en plein périph’...

Par Shanghai Baby - Publié dans : Petits guides de survie...
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Vendredi 14 juillet 2006
Guide de survie dans le metro de Shanghai:
 
Commencons par une banalite: tous les jours, il faut se confronter a une evidence. Pour gagner de l'argent, il faut travailler, et pour aller travailler, il faut se deplacer... et quoi de plus pratique, quoi de plus abordable, quoi de plus simple pour se melanger avec les chinois, que les transports en commun??
N'etant pas encore tout a fait incollable sur le millier de lignes de bus dans cette grande ville qu'est Shanghai, je me decide pour le metro...Ca va vite, et en plus- o miracle!- c'est direct pour aller jusqu'a mon cher travail. Et puis je ne suis pas-encore dans la categorie "expat' ", celle qui peut se permettre d'y aller en voiture avec chauffeur ou en taxi.
Mon appartement (astucieusement choisi par moi-meme), est idealement situe pres de la sortie numero 2 du metro. Mais au fait, 2 sur combien?? 2 sur 17 bien sur! 17 sorties pour la station Xujiahui, soit le nombre moyen de sorties pour le metro chinois.
Le premier matin, je m'elance alors vaillamment dans l'entree du metro, bien decidee a devenir experte es-noms des stations et changement de lignes. 15 mn plus tard, je debarque enfin aux guichets, crevant de chaud et legerement desabusee vis-a-vis de l'ideal de l'emplacement de mon appart' ...
Le prix du ticket depend de l'endroit ou vous allez: plus c'est loin, plus le prix augmente, sachant qu'il reste tout a fait raisonnable par rapport a la France. Moi je paie 3 Kuai, soit environ 0.3 euros... abordable je disais.
C'est alors qu'arrive la partie la plus eprouvante de la journee, a savoir l'epreuve dite du "sandwich": le metro arrive, on doit se tenir bien sagement entre les lignes correspondant aux emplacement des portes, sinon le monsieur avec le badge nous rappelle a l'ordre copieusement avec son sifflet.
A ce moment la, moment critique, ou la tension est au maximum entre les candidats potentiels pour monter dans le metro (ou aller au sacrifice, au choix) il faut faire preuve d'instinct et de vivacite d'esprit, afin de survivre dans cette jungle souterraine, et arriver a l'heure a son travail.
On se regarde tous d'un oeil a la fois mauvais, mais en meme temps "je fais comme si de rien n'etait", et l'on se positionne discretement a l'endroit juge le plus strategique, au moment ou les portes vont s'ouvrir et les passagers vont descendre, ou plutot s'extirper de la rame, ou bien etre carrement expulses par manque de place.
Car bien sur le metro est bonde. C'est l'heure de pointe. Mais bonde a la chinoise, c'est a dire que meme lorsqu'il n'y a plus de place, ou que les consignes de securite requierent que l'on ne monte plus, et bien il y a toujours 5 ou 10 personnes qui montent encore. C'est pas grave, t'a qu'a te mettre sur mes genoux va...
C'est donc mon tour, hop je monte dans la rame, m'infiltrant dans un des rares endroits avec un peu d'espace vital, je rentre mon ventre, je retiens ma respiration, je m'accroche a mon sac, je mets a fond la musique, et c'est parti...
Je nai que 4 stations, soit entre 10mn et 15mn, car les stations sont relativement eloignees les unes des autres, mais durant ce laps de temps c'est toute notre vie que l'on voit defiler...
Le tout c'est de fermer les yeux, les oreilles, et le nez surtout (on ne sait jamais si son voisin s'est lave la veille), et de toute facon il fait tellement chaud que tout le monde transpire a grosses gouttes, malgre la clim'.
Et soudain, on sent quelque chose qui frotte contre ses jambes, ca bouge, et o, surprise! c'est un gamin a quatre pattes qui s'amuse a passer entre les jambes des gens. On hausse les epaules, desabusee, et la on rencontre le regard d'une autre occidentale, incredule et amusee elle aussi (devise a se repeter a chaque occasion inhabituelle: " c'est normal, c'est la Chine..."), et quand on balaie du regard la rame de metro (dans la limite ou ma tete peut effectuer une rotation sans toucher un autre Chinois), on s'apercoie que l'on est plus grand que 90% des gens, et qu'il y en a toujours un pour vous observer du coin de l'oeil, discretement, ou, les jours de poisse (jour de poisse= quand on porte une robe ou une jupe generalement), pour vous toucher les fesses, toujours aussi discretement bien sur, car il ne faut pas perdre la face.
Apres avoir passe ces quelques instants a se proteger les pieds d'un possible pietinage intensif, c'est l'heure de descendre (s'extirper, ou etre expulse, cela depend du niveau de maitrise de chacun). Soupir de soulagement, un ptit bonjour en passant a la dame qui me vend mes recharges de portable, tres gentille, et hop, me revoila dans la fournaise de la rue,agitant frenetiquement un eventail pour me rafraichir (operation qui se revele totalement inutile) tout en slalomant entre les voitures, bus et motos qui avancent, malgre que le bonhomme soit vert.
Il me reste encore 15 mn de marche jusqu'a mon travail, mais malgre la chaleur, j'exhulte car ce n'est rien a cote de l'epreuve de tout a l'heure. Mais la le tout est de regarder des deux cotes de la route comme une bete traquee, tout en traversant, car rouge ou vert, en chine, on s'en fout...
 
Morale de l'histoire: aucune. A part que ces foutus anglo-saxons devraient mettre des accents sur leurs touches, a quoi il ressemble maintenant mon texte !?
 
Anyone to visit me in Shanghai? ;o)
 
Prochainement: un autre guide de survie.
 
Et encore merci Zidane pour ce coup de boule inoubliable! (non mais...)
 
Par Shanghai Baby - Publié dans : Petits guides de survie...
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