Il n'y a pas de meilleur moyen de commencer un quinquennat que de le fêter avec un ptit verre de Vodka avec Poutine...
Source: Youtube
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Il n'y a pas de meilleur moyen de commencer un quinquennat que de le fêter avec un ptit verre de Vodka avec Poutine...
Source: Youtube
Dear France, Thanks for Being You. With Gratitude and Affection, The Rest of Us.
The New York Times, May 24, 2007
"CANNES, France, May 23 — It may not seem surprising that the leading French film festival should feature a number of movies that show France in a flattering light, but the cinematic love letters to the country popping up on Cannes screens this year are not self-addressed billets-doux, even though high self-regard is a longstanding Gallic tradition. Given that a theme of the recent French presidential election was a perceived national identity crisis, it is possible to imagine the present cluster of pro-French movies by non-French directors as a kind of friendly reassurance. Hey, these filmmakers seem to be saying, don’t be so down on yourselves. We love you.
And so Hou Hsiao-Hsien from Taiwan, paid tribute in “The Flight of the Red Balloon” both to a classic French children’s movie and to the everyday loveliness of Paris. And Michael Moore, as if saying merci for his Palme d’Or three years ago, turned a paean to the French welfare state into the comic centerpiece of "Sicko", his indictment of the American health care system. So benevolent is the French government, in Mr. Moore’s knowingly wide-eyed account, that it not only treats its citizens’ maladies, but also does their laundry. (Not all the time, of course. Only when there’s a new baby in the house. But still.)
And if a Frenchman should undergo a paralyzing stroke, the government apparently will provide two beautiful women to sit at his bedside, one to help him communicate and the other, a physical therapist, to help him regain use of his mouth by blowing kisses and extending her tongue. (These women are supplementary to the mother of the man’s children, his mistress and the lovely amanuensis dispatched by his editor to help him write a book.)
Granted, state largess is not really the theme of "The Diving Bell and the Butterfly", Julian Schabel's moving and gorgeously shot adaptation of the best-selling memoir by Jean-Dominique Bauby, who was editor in chief of Elle magazine in France before suffering a stroke at 42. What Mr. Bauby had to endure — full consciousness and complete immobility, apart from the ability to open and close one eye — is horrifying under any circumstances.
But the setting of “The Diving Bell and the Butterfly” is not incidental to its spirit, which is exuberant as well as poignant, and remarkably unsentimental given the subject. Even in his frozen state Mr. Bauby (played by the kinetic French actor Mathieu Amalric) remains a sensualist, an ironist and a bon vivant: very much a Frenchman, you might say. And the matter-of-fact benevolence with which he is treated by most of the people around him also seems, in Mr. Schnabel’s rendering, to be a reflection of national character as much as individual temperament.
Nor does it seem incidental that France is the only place shown in color in Marjane Satrapi and Vincent Paronnaud’s "Persepolis". The film, with dialogue in French (some of it spoken by Catherine Deneuve) is an animated adaptation of Ms. Satrapi’s memoir, which deals with her and her family’s experiences in Iran before and after the 1979 revolution.
Tehran, where young Marjane struggles with the effects of war and political repression, and Vienna, where she dabbles in adolescent rebellion, are both drawn in black and white. France, where Ms. Satrapi has lived for much of her adult life, does not figure much in the narrative apart from a few framing scenes at a Paris airport. But the full palette of colors makes it clear that in France the heroine can at last be fully herself."
A. O. SCOTT
On ne voit pas souvent des jumeaux (jumelles) en Chine. Heureux sont les parents qui arrivent a contourner (sans le faire expres!) la politique de l'enfant unique, et ce sans avoir d'amende! Cette politique, la "politique du ventre" comme on peut le trouver dans certains journaux (le Figaro), est l'objet de remises en cause de plus en plus frequentes. La semaine derniere dans la province du Guangxi (sud de la Chine), des paysans se sont revoltes contre les autorites, en protestation contre des policiers trop "zeles" a appliquer la politique de l'enfant unique (avortements, sterilisations forces, etc, pour atteindre leur quotas). Bien sur la presse nationale n'a mentionne que des incidents contre des fonctionnaires, quelques arrestations et autres voitures brulees.
Aujourdhuilachine en relate les differentes etapes ici, ici et ici.
Partie 2: Huang Ya Guan
Samedi 19 Mai: 3h du matin.
Réveil pénible à 2h20 du matin...Je me lève sans me poser de question (il ne vaut mieux pas de toute façon...), fais mes valises et quitte la chambre. Dans le bus qui emmène les coureurs au site de la course, il y a des américains, hollandais, britanniques, des allemands. Je dors pour récupérer. Nous arrivons sur le site de la Grande Muraille de Huangya guan, situé vers Tianjin, à 6h. Il y a beaucoup de monde, l'ambiance est festive, tout le monde semble se connaître et être venu en groupe faire le marathon. Nous avons le droit à un échauffement "aérobic", emmené en musique par deux chinoises sur une estrade.
7h30: c'est enfin le départ. 1 300 personnes s'élancent dans l'euphorie générale, moi y compris. Le parcours est composé d'une première boucle sur la Grande Muraille (GM) d'environ 8kms, histoire d'annoncer la couleur, d'une longue ligne droite sur route, puis d'une grande boucle où nous devrons passer dans des villages, des chemins de campagne, au milieu de ce qui ressemblera à des pêchers, puis retour au point de départ pour un second passage sur la GM, cette fois-ci en sens inverse, pour finir sur une ligne droite.
Les boucles sur la GM se révèleront assez dures, épuisantes, alternant montées et descentes raides, avec ou sans marches. Mais ce n'est pas grave: à ce stade de la course on ne sent rien, on est un peu euphorique et rien ne nous arrête. Ce n'est qu'à la fin de la première boucle que le doute s'empare de moi: alors que je commence la longue ligne droite, je me demande si j'arriverais à tout finir, car je commence à sentir déjà mes jambes se transformer en compote. Je suis vraiment très surprise par le soutien et les encouragements que nous prodiguent les locaux. Ils sont nombreux au bord de la route, par familles entières, par groupes d'enfants interrompant leurs jeux, qui nous crient des "hello", "hi", "ni hao" enthousiastes. Ils doivent penser que ces "laowai" sont vraiment très bizarres, à vouloir courir une si longue distance, et en plus sur la Muraille. Nous bifurquons sur la gauche pour emprunter, à partir de maintenant, des chemins plus "campagnards" et moins entretenus que la route. Nous courons au milieu de ce qui me semble des pêchers, c'est très beau. Je sens la douleur, mais je n'y pense pas, je suis contente de courir et de participer à mon premier marathon. De plus en plus de gens commencent à marcher, les jambes se font douloureuses, la crème solaire appliquée sur les épaules et le dos commence à disparaître et une agréable sensation de chaleur se fait sentir. Le temps est idéal.
Alors que je commence à marcher de plus en plus, je rejoins la ligne droite et arrive au point de départ pour la deuxième montée sur la Muraille. Le temps passe à toute vitesse, et je ne me rends pas compte que cela fait maintenant plus de 5 heures que je cours. Cette seconde montée fut très fatiguante, et j'avais trouvé en un coureur américain un partenaire de "solitude dans l'effort"; nous nous encouragions mutuellement. Je ne me suis même pas rendue compte que cette seconde escapade sur la muraille dura plus d'une heure et demie. C'est bientôt la fin. Nous enchaînons par une longue descente sur route, en zigzag, je ne sens plus mes jambes mais je me force à courir: le plus vite j'irai le plus tôt j'aurai fini. Une dernière ligne droite, j'accélère, la foule des coureurs ayant déjà fini la course est là à nous encourager, je lève les bras, et c'est fini.
J'aurai mis en tout 7h30 pour finir ce marathon de la Grande Muraille. Pas top comme temps n'est ce pas? Mais ce n'est pas un marathon ordinaire. Il est très dur, et bien sûr sa particularité provient du fait qu'il se passe sur le site historique de la GM, et que là-haut il est très difficile de courir! J'ai placé la barre haut pour mon premier marathon, mais à aucun moment je ne me suis sentie découragée, à aucun moment je n'ai voulu arrêter. Je me suis inscrite, je voulais le finir. Ne pas passer la ligne d'arrivée aurait été une terrible déception pour moi. Les heures sont passées comme des minutes, et le paysage était magnifique. L'organisation était très bien, les ravitaillements largement suffisants, les transports à l'heure. Ce fut le jour le plus dur de ma vie, mais quelle récompense !
Voir mon article sur shanghaiist.com
Partie 1: Préliminaires.
Jeudi 17 mai, 19h40:
Je suis dans le train en partance de Shanghai, direction Pékin. Je me sens chez moi dans ce train, je le prends tellement souvent. Je sais à présent à qui demander une tasse pour le thé, où sont les toilettes, la salle de bain, pourquoi c'est mieux de dormir en bas, etc... Je me demande souvent pourquoi je suis toujours partie, pourquoi je suis toujours en vadrouille, pourquoi je n'aime pas rester chez moi, ou trop longtemps au meme endroit.
Vendredi 18 mai, 07h.
Je suis arrivee a la gare de Pékin. Après un rapide petit déjeuner compose de raviolis (sucres lents obligent!), je vais à l'agence de voyage qui organise le marathon pour récupérer mon pack coureur. J'arrive à l'hotel vers 10h30, et je m'ecroule sur mon lit pour faire la sieste. J'ai mal a la tête. Je suis nerveuse à cause de ce fichu entretien cet après midi, et aussi à cause de la course. Mon sommeil est lourd, je fais un rêve que j'oublierai dès mon réveil, comme d'habitude.
15h:
Après un rapide déjeuner, je vais à mon entretien. J'y vais a reculons, car je me demande ce que je vais y faire, pourquoi j'y vais. Enfin si, pour être honnête, je sais parfaitement pourquoi j'y vais: pour faire plaisir à mes parents. Pathétique. J'en resors avec soulagement, cela s'est bien passé, sans pour autant que le mec me fasse des avances pour m'embaucher, auxquelles je ne pourrai évidemment donner suite. Je pense à la course, tout le temps. J'avais lu le matin le descriptif et le parcours, et cela m'a donné un sacré coup d'adrénaline. Cela a l'air dur. Très dur. C'est malin, pour mon premier marathon, je n'ai pas opté pour la facilité... Apparemment les gens la finissent en moyenne en 5h ou 6h, c'est pour dire. Je dîne avec un ami. Je me couche pour ce qui va s'avérer être une courte nuit.
Ca y est, c'est fini. Une page se tourne. Une page qui aura dure 12 ans.
J'avais 11 ans quand Jacques Chirac fut elu President de la Republique pour son premier mandat, en 1995. C'etait marrant de voir ca a la tele, l'annonce du nouveau President de la Republique. C'etait un dimanche de Mai, en soiree. Il faisait beau, on courait dans le jardin et on allait regarder de temps en temps la tele pour voir si le decompte etait fini.
7 ans plus tard. Avril 2002. J'ai 18 ans, je suis en Terminale et je m'interesse a la politique. J'ai mis mon premier bulletin dans l'urne pour decouvrir le soir-meme que le second tour ne se passera pas comme prevu entre Chirac et Jospin, mais entre le premier, et le leader de l'extreme droite, Jean Marie Le Pen. Le choc. J'avais vote, non pas pour l'extreme gauche, comme la plupart des gens de mon age a ce moment-la et qui voulaient "contester" (quoi? je ne sais pas), mais pour le centre. Je ne suis pas allee manifester contre Le Pen avant le second tour car j'estimais que ca ne servait a rien d'y aller, si il fallait faire une action intelligente, c'etait le 21 avril dans le bureau de vote, et non apres-coup. J'etais en colere contre les personnes qui n'ont pas su voter utile.
22 avril et 06 Mai 2007. J'ai vote Sarkozy aux deux tours, par conviction et aussi par besoin de changement. Il a pris ses fonctions mercredi 16 Mai.
12 ans de chiraquisme. Qu'en retiendrai-je? Je n'ai qu'un vague souvenir de la reprise des essais nucleaires en Polynesie, mais je me rappellerai toujours de la dissolution de l'Assemblee Nationale en 1997. Fatale erreur qui va lui couter 5 ans de cohabitation... Je me rappelle que nous etions dans la voiture en revenant de la Rochelle, on ne captait pas tres bien la radio, et mes parents, a l'annonce des resultats, ralaient tres fort... Je me rappelle aussi Chirac le galant, qui ramasse le mouchoir d'une dame lors de la premier defile du 8 mai (a moins que ce ne soit le 14 Juillet?) et qui baise les mains d'Angela Merkel. Je me rappelle le Chirac bon vivant qui ne recule pas devant un bon gueuleton, et qui adore tripoter le pis des vaches au Salon de l'Agriculture. Je me rappelle le Chirac pas content qui quitte la tribune lors du match France-Algerie, lorsque la Marseillaise etait sifflee. Chirac a Jerusalem qui engueule les services de securite israeliens, le Chirac du "bruit et de l'odeur" au debut des annees 90. Je me rappelle Jacques Chirac exhalte apres notre victoire a la Coupe du Monde 98, et qui doit pourtant garde sa contenance qui sied a sa fonction. Le Chirac du "je ne comprend pas" lors du debat avec les jeunes avant le vote pour la Constitution europeenne. Je garderai aussi en memoire son opposition a la guerre en Iraq, ou il a montre toute sa prestance de Chef d'Etat. Chirac l'africain, Chirac l'arabe, Chirac le japonais. Une epoque se termine pour la vie politique francaise. Salut l'artiste!
Photos prises sur flickr.com